La lumière artificielle est omniprésente dans mes projets. Selon la nature des éclairages que j'emploie on pourrait la qualifier d'hypnotique, sacrée, vacillante, thérapeutique, segmentée, communicante, saturée, éclairante ou révélatrice.
Outre cette affinité première pour la lumière, je m'intéresse aussi à l'histoire des techniques. Le point de départ de mes projets est souvent une invention que je tente de revisiter. Ce premier passage très spontané par la pratique prend ensuite du sens par la convergence de rencontres fortuites (émissions de radio, articles de presse, discussions, films...). De ces synchronicités, un récit va alors s'installer de lui même. Mes productions donnent à voir une histoire alternative de la technique et de ses inventions. Elles permettent de faire émerger des relations insoupçonnées entre des sujets à priori non liés. Les questionnements qui en découlent abordent des thématiques variées comme la représentation des corps célestes, les apparitions, les histoires oubliées et les fantômes d'architectures destinées à des activités scientifiques ou industrielles.
Mes installations se matérialisent souvent sous la forme de dispositifs techniques accompagnés d'images (photographies, estampes, vidéos) ou de son.
Ces dernières années j'ai entrepris une série d'expérimentations autour de l’électroluminescence du graphite contenu dans des mines de crayons qui m'amène à explorer la matérialité des images au carrefour de la photographie et du dessin.